4 pistes concrètes pour mettre en pratique le Slow working !

Slow Working… Voilà une expression qui résonne chaleureusement à nos oreilles, qui fait du bien simplement en l’écoutant, qui porte en elle la promesse d’une vie professionnelle plus douce, apaisée, moins stressante ! Un concept certes encore un peu vague, qu’il n’est pas toujours facile de définir, mais dont on perçoit assez facilement, et presque instinctivement, les bénéfices pour soi. Et pourtant, force est de constater que cela ne suffit pas pour se l’approprier et le mettre très concrètement en musique dans son propre contexte professionnel. Les excuses sont souvent légion pour botter en touche et remettre le sujet à plus tard : « Pas le temps en ce moment ! », « Trop de dossiers, trop de déplacements ! », « La période n’est pas propice, dans un mois, ce sera plus calme » … Un comble, non ?

Et si nous essayions ensemble, le temps d’une, deux ou trois semaines, juste pour voir ce que cela donne, et surtout pour voir ce que cela change en terme de ressenti, d’ « expérience », au sens premier du terme ?

Rien de bien sorcier, juste quelques pistes, 4 parmi d’autres, qui vous aideront à initier un mouvement, à passer de la théorie à la pratique, ou, dit autrement, d’une « intention molle » à une mise en application concrète et immédiate d’une autre façon de travailler.

Prêt(e) à relever le défi ?

1| Faites l’état des lieux de votre rythme professionnel… avec objectivité.

Vous avez l’impression que le rythme professionnel que vous vivez actuellement vous oppresse et vous avez de plus en plus de mal à tenir la cadence ? Je vous invite à clarifier cette impression et à mettre le focus sur ce qui génère, selon vous, ce ressenti : est-ce dû, peut-être, à l’absence d’un collègue de votre service et au report de sa charge de travail sur la vôtre ? Aux dossiers qui se multiplient ? Aux injonctions contradictoires de votre hiérarchie ? Faites le point, avec le plus d’objectivité et de recul possible. Puis creusez encore un peu plus et regardez si, au-delà de ce qui relève de l’organisation du travail, vous n’êtes pas vous non plus, parfois, à l’origine de ce sentiment d’urgence ? Peut-être lorsque vous laissez les distractions vous détourner de votre dossier en journée et qu’il vous faudra le terminer tard ce soir, voire ce week-end… Ou encore lorsque vous acceptez tout ce qui se présente à vous sans discrimination, et sans prendre le temps de définir ce qui relève de vos priorités, de vos missions … et ce qui n’en relève pas.  En creusant bien, vous verrez que la liste peut être longue, d’un côté ou de l’autre, et que ce sont parfois des petits gestes, des petits comportements, anodins mais répétés, qui contribuent à alourdir notre organisation et à nous condamner au « Fast Working ».

2 | Faites le point sur les creux et les trop-pleins de votre activité.

Votre activité professionnelle, si vous prenez le temps de l’observer et de la décortiquer, est faite de creux et de trop-pleins ! Sachez les reconnaître pour rééquilibrer progressivement la balance et tendre le plus possible vers la juste proportion dans chacune de vos tâches, chacune de vos activités : ni trop, ni trop peu, mais la juste mesure d’un rythme qui vous correspond et respecte votre écologie personnelle.

3 | Interrogez-vous sur votre définition de la performance au travail.

Nous le savons désormais, performance au travail et équilibre personnel ne vont pas l’une sans l’autre ! Mais que mettez-vous, vous, très concrètement derrière cette notion de « performance au travail » ? Cette question est centrale car c’est précisément ce que vous y mettez derrière qui conditionne vos comportements au travail, y compris en terme d’organisation personnelle et de gestion du temps. Prenez un temps de réflexion et répondez consciencieusement aux questions suivantes :

  • Quand est-ce que je me considère « performant dans mon travail » ?
  • Quels sont les critères concrets qui me permettent de dire que je suis « performant dans mon travail » ?
  • Quels sont enfin les critères concrets qui me permettent de penser que les autres (qui ?) me considèrent comme « performant dans mon travail » ?

Est-ce quand je réponds rapidement à un mail et que je montre ma grande réactivité ?

Est-ce quand je suis « à jour » de ma To-Do List et qu’il me reste même du temps pour classer mes documents et ranger mon bureau ?

Est-ce quand je parviens à répondre à toutes les demandes et les sollicitations qui me parviennent ?

Quoi d’autre ? Où est-ce que je place le curseur ?

4 | Mettez en place un sas de transition entre deux activités, deux rendez-vous, deux réunions.

Résistez au réflexe bien ancré d’enchaîner les activités les unes après les autres sans respirer !

C’est souvent cet excès d’activisme qui consomme notre énergie et nous épuise. Intégrez dès à présent dans chacune de vos journées professionnelles la nécessaire alternance entre activité et repos. Pratique le plus souvent possible cette alternance vous aidera assurément à mieux gérer votre énergie dans la durée, et donc à mieux tenir le rythme dans la durée.

Là est le véritable enjeu.


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