86 400 secondes par jour : donner du sens (et de la valeur) à son temps

Avez-vous vraiment conscience de la valeur de votre temps ?

Votre temps, celui dont vous disposez chaque jour, compte parmi vos ressources les plus précieuses. Vous pouvez choisir d’en savourer chaque seconde, avec gourmandise, ou au contraire de le gaspiller à tort et à travers. Mais c’est bien à vous de décider de la valeur que vous lui accordez.

Comme vous, je dispose d’un capital de 86 400 secondes par jour. Pas une seconde de plus ou de moins. Mais parce que je sais combien le temps compte pour moi, je suis très attentive à la façon dont je le dépense.

Et cette attention-là n’a rien à voir avec l’idée que l’on peut parfois se faire d’une « bonne » gestion du temps, celle qui prévalait essentiellement dans les années 80 et qui continue de résister ici et là : une vision du temps taylorienne qui consiste à optimiser son agenda de telle sorte que l’on puisse en faire encore plus, en moins de temps possible.

Non, l’attention dont je vous parle ici n’a décidément rien à voir. Je suis très attentive à la façon dont j’utilise mon temps car il m’importe avant tout de le dépenser à bon escient, quelle que soit l’activité à laquelle j’ai choisi de me consacrer.

Ce qui fait la différence, c’est l’intention que j’y mets en amont.

Je peux en effet décider en conscience de m’accorder une sieste d’une demi-heure sans que j’aie l’impression de gaspiller mon temps car je sais que cette sieste me permettra de récupérer un peu d’énergie pour poursuivre mon travail de l’après-midi avec plus d’efficacité. Je peux en revanche décider de limiter le temps que je passe chaque semaine à faire les courses car j’estime, à titre personnel, que mon temps pourrait être mieux employé.

De la même manière, je choisis avec la même rigueur à qui j’accorde mon attention. Il m’est ainsi facile, parce que j’ai conscience de la valeur de mon temps, d’activer les leviers qui m’aideront à le préserver : dire non, renoncer à une proposition intéressante, ou plus difficile encore, à un engagement déjà pris, différer un projet ou une envie, m’autoriser à annuler un rendez-vous, poser des limites aux autres (parce que j’ai conscience des miennes) et les faire respecter.

Ce qui peut ressembler de prime abord à une discipline rigide et contraignante se révèle être, in fine, une liberté formidable qui me permet de rester flexible et de m’adapter aux circonstances, aux priorités que je me suis fixées et à mon niveau d’énergie.

Elle me permet surtout de rester fidèle à mes valeurs et mes convictions les plus profondes.

En respectant mon temps, je me respecte moi-même.

Vous l’avez compris, la gestion de votre temps repose essentiellement sur votre capacité à faire des choix et à fixer des limites, en accord avec vos valeurs, dans le respect de vos priorités, et dans l’affirmation de qui vous êtes.

Plus que tous les discours du monde, le comprendre, l’expérimenter, l’intégrer dans votre quotidien vous permettra de reprendre dès aujourd’hui la main sur l’organisation de votre temps.


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